| Note générale : |
En 1793, refusant de prêter allégeance à la France qui vient d’annexer la Savoie, le <br />curé de La Clusaz, Jean-François Blanc, âgé de 50 ans, devient un ennemi de la Révolution française et doit s’en aller. Vivant dans l’instabilité et le danger, au gré des pics et des pauses de la politique anti-religieuse des autorités révolutionnaires, il trouve parfois le temps de coucher sur le papier ce qu’il voit, ce qu’il vit, ce qu’il pense en ces temps difficiles. Âme indomptable, curieux de tout (depuis les différentes constitutions que se donne la France jusqu’aux phénomènes météorologiques), le curé Blanc va vivre caché au milieu de ses montagnes, avec la complicité de ses paroissiens et sans jamais être capturé, baptisant ici, disant une messe là, comme nombre de ses confrères des Alpes du Nord. Par la suite, il oeuvrera à la reconstruction concordataire puis à la Restauration sarde dans la paroisse voisine du Grand-Bornand. À sa mort en 1826, on retrouvera dans ses papiers un long et riche manuscrit, jailli d’une plume robuste et caustique, que l’Académie salésienne livre aujourd’hui à tous ceux qui se passionnent pour cette époque. |