| Résumé : |
« Á la manière d'un grand reporter, le soldat-dessinateur nous raconte sans détour la folie des hommes et des conflits. Son point de vue est totalement subjectif et d'une grande intensité expressive. Les Visions de Guerre de Georges Gimel illustrent la guerre de 14-18 dans toute son horreur elles sont accompagnées du J.M.O (journal de marche et des opérations) La souffrance et la réalité de la mort sont traduites dans leur cruelle vérité. Bien des visions sont insoutenables et nous préférerions rester dans l'ignorance. Mais le soldat Gimel tenait à témoigner, nous nous devons de l'écouter. « Nous n'avions pas eu le temps de parfaire notre technique et nous nous sommes retrouvés tout à coup dans les tranchées, à 18 ans, j'étais grenadier au 22e d'infanterie. Je me suis battu dans la Marne, au Cornillet, j'ai été avec les joyeux à Vrigny. Les visions de Sainte-Marie, à Py, Rethel, Vouziers, etc., dansent encore devant mes yeux. » Georges Gimel Ces dessins, par la volonté de l'artiste, sont restés cachés vingt ans dans une caisse, et ont été montrés pour la première fois, du 8 au 30 avril 1940 à la galerie Katia Granoff 13, quai de Conti à Paris. Compte tenu de la censure sous l'occupation allemande, chaque dessin comporte un tampon marqué République française, contrôle des périodiques, avec la mention « autorisé ou censuré » bien entendu les « censurés » n'étaient pas exposés. |